Diversifier l’assolement

Lutter contre les ravageurs

Plus l’assolement est diversifié :

  • moins il est propice au développement et à la propagation des ravageurs et maladies et
  • plus il est favorable aux espèces sauvages qui trouvent, à l’échelle du paysage, un habitat diversifié.

Une rotation pauvre en espèces ne facilite pas la lutte contre les ravageurs qui retrouvent
rapidement leur plante hôte.

Diminuer la part de maïs et/ou de blé dans un assolement, pour augmenter celle d'une troisième culture, augmentera la diversité culturale.

Gérer les adventices

Pour la gestion des adventices, l’alternance du maïs, culture de printemps et du blé d’hiver, crée un cycle irrégulier qui évite l’adaptation des adventices à un cycle uniquement basé sur des cultures d’hiver. Elles deviennent plus facilement maîtrisables.

La gestion des adventices est aussi efficace lorsque la rotation intègre une prairie temporaire de deux ou trois ans. La prairie évite le développement des adventices et épuise la banque de graines.

Après prairie, les populations d’adventices sont nettement diminuées.

La destruction des prairies temporaires rend disponible de grandes quantités d’azote directement favorables aux cultures durant les 2-3 années suivantes. Ainsi, l’apport en azote minéral est diminué.

Cas des cultures dédiées à l'élevage

Dans le cas où les cultures sont principalement dédiées à l’alimentation animale, diversifier l’assolement de l’exploitation implique de remodeler le système d’alimentation de l’élevage.

L’utilisation de méteil, pour diversifier l’assolement, pourrait substituer une part de maïs. Pour se faire, il est nécessaire de voir dans quelles mesures du méteil peut être introduit dans l’alimentation du troupeau (quantités, pour quels animaux, calcul des rations, surface nécessaire) et quelles sont les modalités de stockage.


Orge d'hiver - Crédit Photo : FRCB
 
 
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