Réduire l’impact des machines sur la faune sauvage

Les machines agricoles causent de nombreux dégâts sur la faune sauvage : destruction des nids, mortalité élevée des couveuses et autres animaux blottis.

Pour limiter l'impact des machines sur la faune sauvage, quelques précautions sont à prendre :

  1. Équiper les machines d'une barre d'effarouchement afin de faire fuir les animaux devant les engins.

  2. Diminuer la vitesse de travail sur les lisières afin de laisser le temps aux animaux de fuir.

  3. Éviter le travail de nuit pour épargner les animaux diurnes (perdrix, faisan, caille, alouette...).

Travaux de récolte

  • Une machine à la fois par parcelle permet à la faune de mieux réagir aux travaux et de fuir plus facilement.
  • Presser la paille le plus tôt possible évite que les andains soient recolonisés par les animaux.
  • La hauteur de coupe minimale préconisée est de 15 cm afin d'éviter de blesser les animaux qui ont tendance à se tapir au sol en cas de danger (comme le lièvre). Augmenter la hauteur de coupe implique de sacrifier une partie de la matière récoltable pour l'élevage.
  • Si possible, réduire la vitesse de travail à 5 km/h.
  • Effectuer les moissons du centre vers la périphérie ou avec détourage partiel :
  • Repousse les animaux vers l'extérieur de la parcelle.
  • Facilite leur fuite.
  • Diminue les risques de mortalité dus au machinisme agricole.

Récolte par bandes avec détourage partiel et récolte centrifuge, dite "sympa" :


Crédits : FRCB
Crédits : FRCB

Travaux de labour

Le labour est une technique efficace pour lutter contre les adventices et les limaces ainsi que retrouver en superficie un sol propre, propice au semis et à l’implantation de la nouvelle culture.

Cette pratique, intéressante dans l’immédiat, présente cependant plusieurs inconvénients :

  • Déstructuration du sol et compaction à court terme.
  • Minéralisation accélérée de la matière organique stockée.
  • Perturbation importante de la vie du sol (champignons mycorhiziens, lombrics).
  • Destruction des communautés d’auxiliaires (carabes, araignées …).
  • Le labour ne permet pas d’atteindre un état d’équilibre entre les ravageurs et les auxiliaires.

Le travail superficiel destructure le sol uniquement en surface.

Il est plus favorable (*):

  • Pour limiter l’érosion du sol.
  • Pour limiter l’effet de battance.
  • Pour conserver l’eau dans le sol et favoriser sa disponibilité aux cultures.
  • Aux espèces de surface en conservant la matière organique sur les 0-5 premiers centimètres.
  • A la stabilité et la structure du sol en laissant se développer une microflore qui favorisera son agrégation.
  • Aux oiseaux et mammifères qui trouvent plus de proies elles même favorisées par les résidus de cultures.

(*) Source: LESAGE J. (Coord) (2009), Intégrer la Biodiversité dans les Systèmes d’Exploitations Agricole, Pratiques, IBIS, Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, pp. 3-8.

 
 
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