SCEA de Troheir - Quimper

La Société Civile d'Exploitation Agricole (SCEA) de Troheir se situe au Nord de Quimper, dans le Sud-Ouest du Finistère.

En zone périurbaine, la vallée du Stéïr génère un paysage vallonné ponctué de boisements et dominé par des collines au sol superficiel.

L'exploitation de 160 ha en polyculture élevage hors sol dispose d'un parcellaire très éclaté.

Le diagnostic de l'exploitation est un moyen de mettre en lumière les pratiques agricoles et les habitudes d'entretien en place, favorables à la biodiversité.

Présentation de l'exploitation

Aux portes de Quimper, l'exploitation de 160 ha en polyculture élevage dispose d'un parcellaire très éclaté dans un paysage hétérogène marqué par la vallée du Stéïr.

Les parcelles sont de tailles très variables mais elles ont une largeur moyenne inférieure à 150 mètres. Cela augmente l'hétérogénéité du paysage et défavorise la propagation des ravageurs dans les cultures.

Une grande variété d'espèces est cultivée sur l'exploitation : maïs grain et ensilage, colza, luzerne, betterave fourragère, blé tendre d'hiver, triticale et avoine d'hiver, prairie.

Les cultures fourragères se concentrent autour du siège de l'exploitation. Les cultures commerciales (blé, colza et maïs grain) sont cultivées sur les îlots alentours plus éloignés.

Les bâtiments hébergent une centaine de vaches laitières élevées hors-sol.

Toutes les parcelles ne sont pas entourées par des linéaires bocagers (haies, talus) ce qui n'assure pas une connexion optimum des éléments du paysage.

Cependant, les linéiares bocagers présents ne sont entretenus que lorsque cela est nécessaire. Ces haies et talus sont ainsi peu perturbés. Ils se régénérent et la faune et la flore peuvent s'y développer spontanément.

Une rotation diversifiée mais courte

L'assolement est diversifié (maïs grain et ensilage, colza, luzerne, betterave fourragère, blé tendre d'hiver, triticale et avoine d'hiver, prairie) mais la part importante de maïs et de blé par rapport aux autres cultures traduit une monotonie de la rotation.

Plus l'assolement est diversifié, moins il est propice au développement et à la propagation des adventices et ravageurs. Il est aussi plus favorable aux espèces sauvages, qui trouvent, à l'échelle du paysage, un habitat diversifié.

Les cultures commerciales n'étant pas dédiées à l'alimentation animale, la diversification de la rotation n'influera pas sur l'atelier élevage de l'exploitation.

Diminuer la part de maïs et/ou de blé afin d'introduire une autre culture ou d'augmenter celle de colza ou de féverole, augmentera la diversité culturale.

3 propostions établies suite au diagnostic

  • Plantation des pieds de pylônes qui exercent une emprise non cultivée dans les parcelles. Les pieds de pylônes peuvent être enherbés et plantés de buissons pour créer des îlots de végétation.
  • Mise en place d'îlots de sénescence dans les boisements en contact avec les haies. Ces îlots permettront aux espèces inféodées aux vieux arbres et au bois mort de trouver un endroit frais et du bois mort pour se reproduire. Sauf si les arbres sénescents présentent un danger, aucune coupe ne doit y être effectuée.
  • Reconstitution du maillage d'éléments linéaires (haies et talus) : créer des haies en limite de parcelles permettra de rétablir les connexions des éléments du paysage. En rose sur la carte ci-dessous sont indiqués les linéaires bocagers qui pourraient être replantés.

Propositions de reconstitution du bocage - Crédits: FDC 22
 
 
Les partenaires du programme
Agence web Bretagne