L'agriculture et la chasse en Bretagne

L'agriculture bretonne

L'agriculture occupe 60% du territoire breton.

En 2012, la région Bretagne compte 34 500 exploitations qui totalisent 58 200 actifs en équivalent temps plein, soit 5% de l'emploi total régional.

Ce taux double si l'on y associe les 56 375 salariés des entreprises agroalimentaires bretonnes.

Caractérisée par la prédominance de ses productions animales (lait, porc, volailles), la Bretagne se positionne également comme première région légumière française.

La valeur globale de la production bretonne s'élève à 7,6 milliards d'euros en 2010.

Source : Chambre d'Agriculture de Bretagne

La Chasse en Bretagne

La Bretagne compte plus de 50 000 chasseurs et un réseau d'environ 3 000 territoires de chasse adhérents aux Fédérations des Chasseurs.

La chasse relève de la pratique physique (la recherche et la quête du gibier) mais d'autres influences jouent un rôle non-négligeable. Le « besoin de nature » semble l'une des définitions les plus appropriées.

La chasse est lieu de sociabilité, d'appartenance à une communauté familiale ou territoriale.

Les chasseurs bretons sont issus d'une population aux revenus moyens à modestes. Les ouvriers et les retraités dominent la population des chasseurs.

Dans l'économie bretonne, le poids de la chasse est loin d'être négligeable. Chaque chasseur dépense environ plus de 1 000 euros annuellement pour la pratique de ce loisir.

Des problématiques communes

L'agriculture et la chasse connaissent une baisse de leurs effectifs.

Depuis 2000, la Bretagne a perdu le tiers des exploitations et le quart des UTA (Unité de Travail Annuel - équivalent temps plein) agricoles totales.

Dans le même temps, le nombre de chasseurs bretons diminuait d'environ 20%.

Chasseurs comme agriculteurs subissent le manque de connaissance de leurs activités. Aux uns comme aux autres, il est reproché de ne pas prendre assez en compte l'environnement dans leurs pratiques.

Pourtant, pour ces deux groupes, il est primordial de maintenir un espace agricole en bonne santé propice à des activités agricoles et cynégétiques viables.

Deux activités intimement liées

Chasseurs et agriculteurs pratiquent leurs activités sur le même territoire.

Bien qu'un faible nombre d'agriculteur soit aussi chasseur, la majorité des chasseurs a une attache familiale dans l'agriculture. La chasse est pour eux un moyen de maintenir un rapport avec le monde rural.

Les agriculteurs confrontés à des déprédations sur leurs productions se tournent vers les chasseurs et leurs fédérations.

Un système d'indemnisation de dégâts financé par les chasseurs permet d'indemniser les dégâts aux cultures occasionnés par les sangliers, chevreuils et cerfs.

A l'occasion des semis, les agriculteurs peuvent être confrontés à des déprédations par certaines espèces d'oiseaux comme le pigeon ramier ou la corneille noire. Pour ces espèces, des autorisations de destruction sont demandées et des chasseurs interviennent au bénéfice des exploitants agricoles.

Il en est de même pour le blaireau, espèce gibier dont les dégâts ne sont pas indemnisés ou pour le choucas des tours, espèce protégée, qui gêne l'activité agricole dans certains secteurs de la région.

En cas de problèmes locaux avec des espèces comme le renard ou le sanglier, les agriculteurs peuvent solliciter l'administration afin que soient organisées des battues de destruction.

 
 
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